Dans ces temps de médecine sophistiquée, l’humour se rappelle qu’elle a des pouvoirs fabuleux de guérison. L’histoire d’un homme en témoigne!
Les années 1960 ne sont pas uniquement « peace and love ». De nombreux individus sont atteints de maladies pas très sympathiques. Heureusement, des esprits malins imaginent de véritables révolutions pacifiques pour se soigner sans faire de mal aux zygomatiques. C’est ainsi qu’au cours de l’été 1964, l’auteur et journaliste américain Norman Cousins est gravement malade. À 40 ans, il souffre d’une spondylarthrite ankylosante, une forme de rhumatisme incurable très douloureux qui l’empêche de trouver le sommeil.
Très rapidement, il est hospitalisé. Ses médecins ne lui donnent qu’une chance sur cinq cent de survivre. Optimiste et battant, le toujours jeune américain de formation médicale prend trois décisions. Il se fait injecter de la vitamine C. Par ailleurs, il décide de quitter l’environnement anxiogène de l’hôpital. Enfin, l’américain refuse la négativité et ne regarde que des films comiques, ne côtoie que des gens drôles, ne regarde plus le journal TV…
Rire, un anti-douleur
Cette thérapie positive par le rire lui permet en quelques semaines de retrouver peu à peu une bonne santé. « Il attribua enfin une grande partie de son succès à sa relation très proche et amicale avec son médecin, qui soutenait à deux mains sa démarche. Le toubib l’encourageait dans son approche expérimentale, malgré le fait qu’elle ne correspondait pas aux idées préconçues de la médecine… »*. Loin de sou rire uniquement, le journaliste rit jusqu’à se faire mal à l’estomac. Ce rire a pour résultat d’être un efficace antidouleur !
Après six mois de ce traitement, Norman est complètement rétabli. Il écrit alors un livre qui devient un best-seller Anatomy of an illness avec le titre français : Comment je me suis soigné par le rire, (éd. Peyot).
Clin d’œil drôlement éclairant
Depuis, cette thérapie par le rire est utilisée dans les soins. Son efficacité est palpable comme le fait remarquer un urgentiste de l’hôpital de Quimperlé. « Lorsque nous faisons appel à des clowns thérapeutiques auprès des enfants ou si les soignants blaguent, la douleur, l’anxiété et donc la médicalisation diminue quelquefois jusqu’à 30 % ». Et sans effet secondaire !
*Source et passage issu du site : rirequebec.com/2015/12/04/norman-cousins-guerir-par-le-rire
